Le thermomètre descend lentement, les arbres se parent d’or et de pourpre, quelques nappes de brume flottent au dessus des radiers et des lisses de la belle Dordogne…C’est alors une ambiance magique qui envahi la douce vallée. Pour les pêcheurs à la mouche, il se pourrait que ce soit une ultime « Madeleine » tendue, ici bas, par Dame Nature.
Il suffirait que les Ombres communs soient attablés sur de minuscules éphémères pour que Noël sonne, pour nous, pêcheurs de rêve, bien avant l’heure…
















Magnifique série de photos Laurent, on ressent vraiment l’atmosphère automnale de la Dordogne à travers vos clichés. Cette lumière rasante sur les lisses, c’est exactement ce qui rend la pêche de l’ombre si particulière à cette saison.
J’ai eu la chance de pêcher l’ombre sur l’Ain et la Loue ces dernières années, et je confirme que l’automne reste LA période magique. Ce que j’ai appris avec le temps, c’est l’importance de descendre en diamètre de pointe (10/100 voire 8/100) quand les ombres sont sur des micro-éclosions de Baetis en taille 20-22. Leur vision est redoutable et le moindre dragage condamne la dérive.
Un conseil que je donne souvent aux moucheurs qui débutent sur l’ombre : privilégier les posers en amont du poisson avec un long bas de ligne (3,50m minimum) et une soie légère en 3 ou 4. L’ombre se tient souvent plus profond que la truite et le ferrage doit être doux — leur bouche est fragile.
Pour ceux qui voudraient approfondir les techniques et les spots pour cette espèce, j’ai trouvé un guide assez complet ici : https://peche-assistant.fr/blog/peche-ombre-commun
Vivement l’automne prochain pour retrouver ces Thymallus !